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17.11.2008

Festival des Inrocks à la Cigale, 15.11.08

Le 15 novembre, pendant que la moitié du Paris branchouille roupillait au Zénith devant Sigur Ros, l'autre moitié était plutôt à la fête à la Cigale, où les Inrocks avaient invité la crème du rock actuel en attendant une soirée plus électro le lendemain.

Dès l'ouverture des portes, Zak Laughed, jeune prodige de 14 ans, nous attend devant le rideau rouge de la Cigale. Simplement armé d'une guitare sèche, il nous offre une folk assez banale mais tout de même admirable étant donné son âge. Il y a fort à parier que, d'ici quelques années, Zak fera cette fois partie des têtes d'affiche de ce festival... Pour le moment, il accomplit plutôt bien son travail de chauffeur de salle : le public applaudit avec bienveillance en attendant que le rideau se lève sur les Wild Beasts...

Devant une fosse qui peine à se remplir, ceux-ci entament leur set avec force feulements et couinements. La balance n'est pas tout à fait au point et ces premières quarante minutes sont assez désagréables, mais pas tout à fait autant que l'écoute du premier album du groupe, Limbo Panto. Le chanteur principal semble moins enclin à utiliser sa voix de fausset et le résultat est donc plus conventionnel ce qui, dans leur cas, n'est pas un mal...

Après cet amuse-gueule faiblard, les choses sérieuses commencent avec The Virgins. Pas question d'originalité ici, le rock des Virgins n'a pas vraiment d'identité et au bout de quatre ou cinq morceaux, tout commence à se ressembler un peu. Malgré tout, on se laisse volontiers emporter par leur single, Rich Girls, qui clôt admirablement leur set et commence à faire monter l'ambiance dans la Cigale. Les Virgins ne sont pas encore assez populaires pour véritablement embraser la salle, mais c'est un bon début...

 

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Seasick Steve, photo : Alain G., le Hiboo

Suit la grosse surprise de cette soirée, Seasick Steve, que peu de monde attendait mais qui a su, en quelques minutes, se mettre le public dans la poche... A 67 ans, avec son look de Redneck, Steve a d'emblée l'air à part au milieu de tous ces groupes dont la moyenne d'âge ne doit pas dépasser les 25 ans. Accompagné par un batteur exceptionnel, il nous livre un blues-rock dont les textes sentent le vécu, notamment une chanson inédite totalement délirante sur les chiggers, des insectes du Mississipi semblables, si j'ai bien tout compris, à des tiques... Prouvant qu'il n'a rien à envier à tous ces p'tit jeunes bien lookés, Seasick Steve se paye même le luxe de chanter une chanson d'amour les yeux dans les yeux avec une jeune fille choisie dans les premiers rangs, avant un Dog House Boogie enflammé qui finit de gagner le public. Rock'n'roll jusqu'au bout, Steve envoie valser ampli et cymbales. Les baby-rockeurs n'ont qu'à bien se tenir.

A commencer par Soko (encore que le terme de rockeur ne soit pas adapté), qui aurait mieux fait de rester chez elle. La jeune parisienne ouvre son set avec une balade plate, Happy Hippie Birthday, s'intterrompt pour nous demander si on entend quelque chose, car elle non, rit bêtement, reprend... A sa décharge, il faut avouer qu'elle ne sera pas gâtée, les problèmes techniques semblant s'enchaîner : on n'entendra pas sa violoniste, notamment, pendant les 3/4 du set. Il n'empêche que Soko semble prendre ce concert avec une désinvolture proche du je m'en foutisme ; tout a l'air fait à l'arrache, mal répété... Elle va jusqu'à sortir de sa poche une feuille volante pour se remettre en mémoire les paroles d'une chanson. S'ajoute à tout cela une présence scénique proche du néant, quelque chose comme Emilie Simon sous prozac, 100% pure dinde. Et surtout, Soko oublie de nous jouer sa seule vraiment bonne chanson, The dandy cowboys. Tant pis, une reprise de Vegan au ukulélé plus tard, et elle est déjà oubliée.

 

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Ed MacFarlane des Friendly Fires, photo : Alain G., le Hiboo

Surtout que les Friendly Fires, après un nouvel interlude de Zak Laughed, investissent la scène. Dès les premières notes de l'irrésistible Photobooth, c'est un tout autre univers. Ed MacFarlane, le chanteur, débarque sur scène, déchainé, avec un déhanché à 10 sur l'échelle de Mick Jagger, trempe sa chemise en cinq minutes, ne faiblit pas un instant en 45 minutes et emporte le public avec lui. Il faut dire qu'il n'a pas son sex-appeal dans sa poche... Les Friendly Fires enchaînent les petites bombes electro-rock : Paris, Jump in the pool, In the hospital, Your love, et l'inoubliable On board. Le public est conquis et le sol de la Cigale commence à trembler, un prélude à ce qui nous attend plus tard...

 

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Yannis Philippakis de Foals, photo : Alain G., le Hiboo

 

Car Foals sont les derniers à passer, et évidemment les plus attendus. Si leur musique, en studio, est très technique, aride et, pour moi, plutôt laide, leur son live va s'avérer bien plus réjouissant bien que plus brouillon. Il faut dire qu'ils savent faire le show. Dès leur entrée, l'ambiance est électrique et il faut avouer qu'un morceau aussi insupportable pour moi que Cassius devient, à partir du moment où les légères imprécisions du live s'en mêlent et lui donnent un peu d'humanité, un monument taillé pour la scène... L'audience s'en donne à coeur joie, slamme à tout va, au grand désarroi de la sécurité qui tente de garder un tant soit peu le contrôle des évènements... Mais bien vite, le public devient un problème mineur puisque Yannis Philippakis, le leader du groupe, décide de faie un petit plongeon dans la foule puis d'escalader un balcon et d'aller faire un tour dans les travées avant de redescendre de manière acrobatique... Le guitariste Jimmy Smith décide alors de ne pas être en reste et se jette guitare la première dans la foule avant une dernière explosion avec Two steps twice.

 

Trackbacks

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Commentaires

Troooop bien, tu as refais un blog.... trooooop bien!!!! Hiiiiiiyaaaa

Ecrit par : Mystère | 21.11.2008

C'est à dire que si j'avais voulu être complètement anonyme, j'aurais pu. Mais j'allais pas te faire un compliment sans que tu saches d'où il vient. C'est pas du jeu...

Ecrit par : Miss Taire | 25.11.2008

De retour, j'espère que tu viendra poster une petite chronique sur un morceau, je te fais confiance pour la qualité !

Sinon étonné que soko ai été "nul" je l'ai jamais vu en live, mais tu m'as refroidit ! Je co sign sur le fait que de ne pas jouer The dandy cowboys c'est quand même bête car pour sur c'est son meilleur titre.

Ecrit par : charlie | 01.12.2008

Roh le type des FOALS, on dirait Prince... enfin, en moins excentrique...

SysTooL

Ecrit par : SysTooL | 17.01.2009

oui, je le vois mal porter des chaussures compensées violettes comme Prince... mais qui sait ce que l'avenir nous réserve...

Ecrit par : HumbleBumble | 24.03.2009

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