01.07.2008

Speed racer (car je vais aussi au cinéma, parfois)

Déjà dix jours depuis ma dernière note et je n'ai rien écouté assez attentivement pour écrire trois mots. J'ai vu Björk à l'Olympia, c'était bien et j'en reparlerai, j'ai beaucoup écouté Room Eleven et Emily Jane White, mais voilà c'est tout côté musique. Pour pallier ce sérieux manque d'inspiration, je déclare officiellement ouverte la rubrique cinéma qui devrait me permettre de poster plus souvent. Et rassurez-vous, la musique sera bientôt de retour. En attendant, je lance les hostilités avec Speed racer, vu la semaine dernière...

 

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Speed Racer

de Andy & Larry Wachowski

18 juin 2008

 Note : 0,5/10

 

 

 

J'en ai vu des bouses, j'en ai vu, mais ce film-là explose tous les compteurs... C'est idiot, bruyant, aveuglant, en un mot abrutissant. Qu'il n'y ait pas de scénario, soit, mais se coltiner en plus un humour au ras des pâquerettes (on atteint quand même des profondeurs jusque là inconnues avec les blagues sur le caca de chimpanzé), c'est trop. Pour compenser tout ça, je m'attendais au moins à être scotché au plafond comme pendant une bonne partie de f-zero, mais on atteint tout juste l'intensité d'un vieux Mario Kart, la faute à un montage hystérique qui empêche de suivre pendant plus d'une seconde les bolides des yeux. Il y a malgré tout quelques plans assez bluffants, preuve que la technologie "2D 1/2", développée pour les besoins du film, est plutôt prometteuse. Malheureusement le reste des effets spéciaux est plutôt raté, notamment les décors dignes d'un Spy Kids, mais version fluo... Une avalanche de couleurs flashy, genre ratatouille de Smarties, d'un mauvais goût incroyable. Au bout de deux heures on a l'impression de s'être fait violer par une barbapapa mutante... Le pire, c'est tout de même qu'au milieu de ce gloubiboulga grotesque, les frères Wachowski prennent le temps de nous seriner une morale des plus niaises, du genre "sois toi-même" et "aime ta famille", avec en bonus des valeurs légèrement nauséabondes, notamment lors d'une scène qui fleure bon les année 50, avec une femme proprette et docile qui prépare un monceau de sandwiches pour sa petite troupe d'hommes qui bossent d'arrache-pied sur un gros moteur... Le plus triste reste tout de même de voir d'excellents acteurs se commettre là-dedans : Susan Sarandon, Christina Ricci, John Goodman et surtout, parce que là on frise le bad trip, Melvil Poupaud! En tout cas si vos rétines n'explosent pas en cours de route, restez jusqu'à la fin ne serait-ce que pour assister à une révélation finale que même Shyamalan n'aurait pas osé inclure dans son pire navet...