31.03.2009
Sin Fang Bous - Clangour
Il est des albums qui semblent toujours appeler le même chapelet d'adjectifs. Si vous avez lu quelques critiques de ce premier album de Sindri Mar Sigfusson sous le pseudo de Sin Fang Bous (le jeune inslandais ayant déjà sévi comme leader de Seabear en 2007), vous n'avez pas pu échapper aux termes "broussailleux", "kaléidoscopique", "effervescent" et aux comparaisons avec une végétation luxuriante ou une cathédrale baroque. Il suffit d'y ajouter deux ou trois autres adjectifs piochés dans le lexique de la critique rock de GT ("pop rafraichissante délicate et hypnotique", par exemple) et vous avez une critique clé-en-main de Clangour.
Pour éviter de brasser les clichés et comme j'avais malgré tout envie de parler de cet album, j'ai décidé de me lancer dans un exercice un peu différent de l'habitude, le portrait chinois. Il y a fort à parier que ces dix questions ne vous renseigneront pas des masses sur l'album, mais elles seront peut-être plus intrigantes qu'une dissection en règle. Enfin j'espère.
Si c'était un fruit, ce serait une grenade
Si c'était un poème, ce serait Delfica de Nerval
Si c'était une sculpture, ce serait Formes uniques de la continuité dans l'espace de Boccioni
Si c'était un film, ce serait Mon voisin Totoro d'Hayao Miyazaki
Si c'était un monument, ce serait la Sagrada Familia de Barcelone
Si c'était un végétal, ce serait du lierre
Si c'était un vêtement, ce serait du Lacroix
Si c'était un minéral, ce serait du marbre rouge
Si c'était une partie du corps, ce serait un poumon
Si c'était une note, ce serait un 8/10
A écouter en priorité : Advent in Ives Garden, Melt down the knives, Fafafa
Février 2009
14:26 Publié dans Critiques d'albums | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : musique, sin fang bous, portrait chinois

